Les premiers mois de l’année 2026 ont une nouvelle fois mis en évidence la vulnérabilité des territoires face au changement climatique. À travers ses travaux d’observation, l’AREC Nouvelle-Aquitaine met à disposition des indicateurs permettant de mieux comprendre ces évolutions, d’anticiper les impacts à venir et d’accompagner les collectivités dans leurs stratégies d’adaptation.
Climent en NA 2026

Des outils pour comprendre les vulnérabilités des territoires

L’AREC poursuit le développement d’indicateurs destinés à suivre les effets du changement climatique à l’échelle locale. Ces outils permettent aux collectivités de :

  • Analyser les évolutions climatiques observées et projetées ;
  • Comparer leur situation à celle d’autres territoires régionaux ;
  • Croiser les données climatiques avec les caractéristiques locales (population, activités, infrastructures, milieux naturels) ;
  • Identifier et prioriser les enjeux d’adaptation.

Cette approche aide les acteurs territoriaux à passer d’un constat global à une compréhension fine de leurs propres vulnérabilités.

L’Europe et la Nouvelle-Aquitaine confrontées à un réchauffement marqué

L’observatoire européen Copernicus évalue le réchauffement climatique mondial en 2025 à +1,4°C par rapport à la période 1850-1900. Ce réchauffement est plus marqué sur les terres émergées, et l’Europe fait partie des territoires qui se réchauffent le plus vite.

Les projections climatiques annoncent une intensification des phénomènes extrêmes, notamment :

  • Les vagues de chaleur ;
  • Les épisodes de pluies intenses ;
  • Les sécheresses de plus en plus fréquentes et prolongées.

Des impacts visibles sur le climat néo-aquitain en 2026

De puis le début de l’année 2026, les effets du changement climatique ont eu des répercussions en France, et sur les territoires de Nouvelle-Aquitaine :

  • En matière de températures, les moyennes journalières se sont très fortement situées au-dessus des normales, avec une période chaude particulièrement chaude au cours de l’été (exemple ci-dessous sur Limoges)
  • Ces températures élevées ont entraîné 3 vagues de chaleur durant l’été, dont certaines ont été particulièrement fortes en termes d’intensité (température moyenne journalière maximale) et/ou de sévérité (cumul des températures moyennes au-delà d’un certain seuil), comme le montre l’exemple ci-dessous sur Bordeaux Métropole.
  • Les précipitations ont quant à elles été particulièrement irrégulières, avec un début d’année particulièrement pluvieux suivi d’une période particulièrement sèche entre juin et août. Ces phénomènes ont eu un impact profond sur les sols, qui se sont retrouvés saturés en février, avant de connaître une sécheresse particulièrement intense en été (exemple ci-dessous sur Angoulême)

Ces différents paramètres illustrent la situation particulièrement marquée de cette année, et des conséquences tragiques de plusieurs évènements majeurs qui ont touché la région :

  • La période de crues et d’inondations de février, particulièrement intenses sur les vallées de la Charente et de la Garonne
  • Les vagues de chaleur de l’été 2026, dont l’impact sanitaire est encore en cours d’évaluation
  • Les incendies de l’été, favorisés par une chaleur intense et une sécheresse des sols extrême

Des conséquences concrètes pour les territoires

Les conséquences sont déjà visibles et continueront de s’accentuer, avec un impact variable pour les territoires notamment en termes de :

  • Santé publique : exposition aux fortes chaleurs, développement de certaines maladies, vieillissement de la population ;
  • Bâtiments et infrastructures : confort d’été, retrait-gonflement des argiles, résilience des réseaux ;
  • Ressource en eau : tensions croissantes pour l’alimentation en eau potable, l’agriculture et les activités économiques ;
  • Agriculture : adaptation des pratiques et évolution des productions ;
  • Forêts : vulnérabilité accrue aux incendies et aux effets de la sécheresse.

Ces enjeux ne concernent pas tous les territoires avec la même intensité, d’où l’importance d’une approche territorialisée de l’adaptation.

Passer à l’action grâce à une meilleure connaissance des risques

Face à ces évolutions, les territoires doivent pouvoir identifier leurs priorités et construire des stratégies d’adaptation adaptées à leurs spécificités.

L’AREC accompagne les collectivités pour :

  • Mieux évaluer l’ampleur des impacts en cours et à venir ;
  • Identifier les principales vulnérabilités, et prioriser les sujets ;
  • Engager une démarche de réflexion collective sur les questions d’adaptation au changement climatique.

Mieux connaître les risques constitue aujourd’hui une étape indispensable pour construire des territoires plus résilients face aux défis climatiques à venir.

Contact AREC Nouvelle-Aquitaine

📧 territoires@arec-na.com